5.Ben hametsarime (chehehiyanou)
Question :
Peut-on manger un nouveau fruit ou bien acheter/mettre un vêtement (sur lequel on est censé réciter la bénédiction de Chéhé’hiyanou) pendant cette période ?
Réponse :
Le Choul’han Arou’h (551,17) rapporte qu’il est bon d’éviter de réciter la bénédiction de « Chéhé’hiyanou »
(sur un nouveau fruit ou un nouveau vêtement) pendant la période de Ben Hametsarim et cela jusqu’au 10 av inclu [Caf Ha’hayime 551,208]
Selon plusieurs décisionnaires il n’y a pas lieu de s’empêcher de réciter cette bénédiction si on laisse le fruit ou le nouveau vêtement pour Chabbat.
En effet ,le fait même de s’abstenir de réciter « Chéhé’hiyanou » en semaine pendant ben hametsarime est déjà considéré comme une mesure de rigueur [Michna Beroura 551,98; Yé’havé Daâte Tome 1 siman 37 où il précise tout de même qu’on se montrera rigoureux pour l’achat d’un nouveau vêtement après Roch ‘Hodech Av, et ce même si on désire le garder pour Chabbat]
Aussi certains adoptent une opinion plus strict et préconise de se montrer rigoureux même si on laisse le nouveau fruit (ou vêtement) pour chabbat [Caf Ha’hayime 551,205 au nom du Arizal; Or Létsion Tome 3 perek 25,3; Berit Kehouna (maarehet Beth ot 16 ) ; Alé hadass Perek 14,8 page 624 (au nom de Rav Moché Sitruk).[Voir aussi Âroukh Hachoul’han 551,18]
Dans le cas où l’on a déjà réciter la bénédiction sur un fruit, et que l’on s’aperçoit avant de le consommer qu’il s’agit d’un fruit d’une nouvelle saison, on ajoutera la bénédiction de Chéhé’hiyanou avant de le consommer.
En effet ,le fait de s’abstenir de réciter Chéhé’hiyanou est simplement une mesure de piété qui n’a pas à empiéter sur le strict Din [Yebia Omer Tome 2 Y.D Siman 6,5]
Aussi,une femme enceinte qui désire manger un tel fruit, ne seras pas tenu à s’abstenir de le consommer , et elle récitera donc auparavant chehehiyanou.
Il en est de même pour un enfant qui n’a pas encore conscience du deuil
[Ye’havé Daâte Tome 1 siman 37]