2.Bichoul goy (Shawarma)
Question :
Peut-on laisser un non juif couper le Shawarma pour un Séfarade ?
Réponse :
Si l’on suppose qu’en laissant allumer assez longtemps, la partie intérieur du Shawarma cuira au moins au 1/3 de la cuisson , alors on pourra toléré de faire couper le Shawarma par le non juif ( car il ne fait qu’activer la cuisson) [Kobets Beth Hillel Tome 26 page 99]
Cependant,en pratique l’expérience a était fait et le résultat est que cela ne cuit même pas au 1/3 [« Pitbag Hamelekh » perek 2 note 135 (de Rav Moché Frizis)
qui est parti vérifié et a constater que la majorité des Shawarma n’arrivent pas a cuire au niveau de la partie intérieure]
Voir tout de même le sefer Or halaha siman 113 ,10 dans la partie : »Halaha Behira » page 261 ou il rapporte qu’on ne peut pas repousser totalement l’avis de Rav Moché Yossef dans le sens qu’il se peut que si on laissait le Shawarma toute une journée entraîne une cuisson au moins partielle ( 1/3 de cuisson ce qui est suffisant pour autoriser) et même s’il s’agit que d’un doute on peut se montrer tolérant comme l’écrit le Rav Eliahou Pinhassi ( dans Or Torah Adar année 5764 siman 55)]
Un autre argument a été avancé par le Rav Moché Yossef savoir que le bichoul se fait indirectement . De plus le goy n’a pas l’intention de cuisiner la viande qui se trouve au centre, ce qui semble être tolérer par le Choul’han Âroukh (113,5)
C’est pourquoi en pratique, Rav Moché Yossef tolère de laisser un non juif couper la viande , et cela avec l’aval de son père.
Toutefois, le Rav Bakchi Doron réfute cet argument car les employés sont formés a couper la viande de manière a ce que la cuisson se fasse de manière uniforme a l’intérieur, et cela est donc considéré comme si le goy avait l’intention explicite de cuire la viande au centre [Chout Binyan Av Tome 5 siman 46]
De plus les appareils de Shawarma sont plus modernes et donc plus problématique
En effet, le nouveau mode de fonctionnement fait que le non juif manipule l’appareil avec des mouvements de va et vient (afin de ne pas risquer de se brûler), ce qui entraîne systématiquement une nouvelle cuisson par le non juif (car dans ce cas la, il est clair que la viande n’aurait pas pu cuire sans l’action du non juif) [Choul’han Melakhime Tome 1 chaar 6 siman 1,11 ;Or Torah nissan année 5764 siman 65]