Est il préférable de choisir un
officiant avec une très belle voix et apprécié de tout le kahal mais qui ne correspond pas à l’ensemble des autres critères , ou bien vaut mieux choisir un jeune homme ( plus de 13 ans) qui répond à l’ensemble des critères, mais qui n’a pas une belle voix?
Réponse :
L’avis de l’ensemble des décisionnaires tranche a l’évidence que le jeune qui comprend ce qu’il lit a priorité [Rama 53,5 suivi par l’ensemble des aharonimes].
Rappel des critères que doit remplir un officiant:
Il convient de rappeler qu’être officiant est avant tout une responsabilité, car comme son nom l’indique le Chalia’h Tsibour est le délégué de la communauté au près de D.
C’est pourquoi les sages ont sages qu’ils répondent aux conditions suivantes :
-Avoir la crainte du ciel, et être à la recherche de l’accomplissement des mitsvotes .
-Avoir des bon traits de caractère (et plus particulièrement la modestie)
-Comprendre le sens des mots qu’il dit au moment de la tefila , et s’efforcer de prier avec ferveur
-Lire couramment sans erreur de lecture et de prononciation
-Avoir une voix agréable
-Être accepter et apprécier par la communauté
-Il est bon de rechercher un érudit ,ou tout au moins une personne qui a des moment fixes pour étudier la Torah
[Voir Piské Techouvot 53,9].
A défaut ,si on ne trouve pas un Chalia’h Tsibour qui remplit l’ensemble de ces conditions, on désignera alors une personne qui se rapproche le plus possible des critères cités [Choul’han Âroukh 53,5]
Aussi certains rapportent qu’il est bon qu’une personne office lorsqu’elle se trouve dans l’année de deuil [Voir Rama Y.D 376,4]. En effet ,le fait de prendre sur soi d’officier comme il se doit est en soi une mistva importante qui permet d’élever la nechama du défunt [Chout Rav Pealime Tome 2 Siman 14 ] .
Mais cela est a condition qui respecte (ou qu’il se rapproche plus ou moins de l’ensemble des critères précités )
Autrement , il se suffira de réciter le Kadich, et il ne faudra surtout pas s’offusquer à ne pas officier.
En effet, le Arizal rapporte que l’essentiel de l’élévation de l’âme du défunt se fait par le kaddich , et ne mentionne nulle part le fait d’officier en tant que chalia’h tsibour [Voir Caf Ha’hayime 55,20]. D’ailleurs ainsi était la coutume répandu en Afrique du Nord de se suffire de réciter uniquement le Kadich [Alé Hadass perek 23,20 page 851; Ateret Avote perek 3,40; Halakha beroura 53,35 ]
Enfin il convient de noté que ceux qui malheureusement ne prononce pas correctement les mots, ou bien que la crainte du « Tsibour » les perturbe dans leur « Kavana », (ou qui ne correspondent pas du tout aux autres critères cités précédemment) et s’obstine malgré tout à vouloir officier peuvent entraîner ‘has vechalom l’effet contraire de ce qu’on l’on souhaiter pour élever la nechama du défunt [Piské techouvote 53,21 note 181 au nom du Pélé Yoets (Hessed lalafime 53,7); Halaha beroura 53,36 ]