2.b Chalia’h tsibour (prononciation)
Question :
Un Chalia’h Tsibour qui a un problème de diction (« Chine » en « Sine », « Hé » en « Hèth », etc.) est-il apte à être ‘Hazan ?
Réponse :
Le Choul’han Aroukh (53,12) rapporte qu’on ne peut pas nommer un Chalia’h Tsibour (même occasionnellement) qui ne prononce pas les mots correctement.
Par exemple, celui qui ne différencie pas le « Chine » du « Sine », le « Alef » du « Ayin », le « Khaf » du « Hèth », etc.
Cependant, dans un endroit où l’ensemble des personnes ne font pas la distinction entre ces différentes lettres, on pourra se montrer tolérant . [Michna Broura 53,37 et 128,120 ; Halakha Beroura 53,24]
Il est à noter qu’il y a d’autres critères importants pour nommer un Chalia’h Tsibour, mentionnés dans le Choul’han Aroukh au Siman 53,4.
Aussi, il convient de rappeler qu’a priori, il est extrêmement important pour chacun d’entre nous d’apprendre à prononcer les mots comme il se doit avec toutes les règles grammaticales, auxquelles il convient de s’initier un minimum.
[Introduction au sefer « Mikhlol » du Radak; Chout ‘Havote Yair 124; Chout Cheelat Yabets 152;Voir aussi le « Lev Eliahou » Helek 1 page 41 de RAV Eliyahou Lopiane ]
En effet, ce n’est que pour les personnes qui n’ont pas appris dans leur tendre enfance la bonne prononciation de certaines lettres, et qui ont du mal à rectifier cela, que s’appliquera le verset cité par Chlomo Hamélèkh dans Chir Hachirim « Vedileguo Alay Ahava »
qui nous enseigne qu’Hachem accepte même la Téfila des personnes qui prononcent mal, si leur prière est récitée sincèrement avec ferveur et amour envers Hachem [Lé’hèm Habikourim page 16,b],