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Chalia’h Tsibour.1 : (critères)

1.Chalia’h Tsibour : (critères)

Est il méritoire d’officier pour un endeuillé dans l’année ?

Réponse :
Être officiant est bien avant tout une responsabilité, car comme son nom l’indique le Chalia’h Tsibour est le délégué de la communauté au près de D.
C’est pourquoi, à priori il convient de choisir un officiant qui répond plus ou moins aux conditions suivantes
-Avoir la crainte du ciel, et être à la recherche de l’accomplissement des mitsvotes .
-Avoir des bon trait de caractère (et plus particulièrement la modestie)
-Comprendre le sens des mots qu’il dit au moment de la tefila , et s’efforcer de prier avec ferveur
-Lire couramment sans erreur de lecture et de prononciation
-Avoir une voix agréable
-Être accepter et apprécier par la communauté
-Il est bon de rechercher un érudit ,ou tout au moins une personne qui a des moment Fixes pour étudier la Torah
[Voir Piské Techouvot 53,9].

B)A défaut ,si on ne trouve pas un Chalia’h Tsibour qui remplit l’ensemble de ces conditions, on désignera alors une personne qui se rapproche le plus possible des critères cités [Choul’han Âroukh 53,5]

Donc pour répondre à votre question,
étant donné que la prière a beaucoup plus d’impact lorsqu’elle est récite avec minyan avec un bon « pilote » , alors oui effectivement ce dernier acquière un mérite particulier, car il permets à la communauté de faire en sorte que la prière atteint un niveau plus élevé .

C) Si la personne remplis l’ensemble des conditions, et qu’il se trouve dans l’année de deuil , certains rapportent qu’il sera bon qu’il officie [Voir Rama Y.D 376,4].
En effet , le fait de prendre sur soi d’officier comme il se doit est en soi une mistva importante qui permet d’élever la nechama du défunt [Chout Rav Pealime Tome 2 Siman 14 ]

S’il ne rempli pas l’ensemble des conditions, il se suffira du Kadich.
Dans ce cas là , il ne faudra pas s’offusquer à ne pas officier, car en effet le Arizal rapporte que l’essentiel de l’élévation de l’âme du défunt se fait par le kaddich ,et ne mentionne nulle part le fait d’officier en tant que chalia’h tsibour [Voir caf hahayime 55,20]. D’ailleurs ainsi était la coutume répandu en Afrique du Nord de se suffire du Kadich [Alé Hadass perek 23,20 page 851; Ateret Avote perek 3,40; Halaha beroura 53,35 ]

Enfin il convient de noté que ceux qui malheureusement ne prononce pas correctement les mots, ou bien que la crainte du « Tsibour » les perturbe dans leur « Kavana », (ou qui ne correspondent pas du tout aux autres critères cités précédemment) et s’obstine malgré tout à vouloir officier peuvent entraîner ‘has vechalom l’effet contraire de ce qu’on l’on souhaiter pour élever la nechama du défunt [Piské techouvote 53,21 note 181 au nom du Pélé Yoets (Hessed lalafime 53,7); Halaha beroura 53,36 ]

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